Dons
familiaux pour création ou reprise d’entreprise
Les dons de sommes d’argent consentis entre le 1er janvier
2006 et le 31 décembre 2010 au profit d’un descendant (enfants, petits-enfants
ou arrières petits-enfants ou, à défaut, neveux ou
nièces) seront exonérés de droits de mutation dans
la limite de 30 000 € lorsque les sommes sont affectées dans les 2
ans à la création ou à la reprise d’entreprise.
Ce dispositif prendra le relais de celui institué en août
2004 qui prévoit, jusqu’au 31 décembre 2005, une exonération
des dons familiaux de sommes d'argent dans la limite de 30 000 €.
Le champ d’application du nouveau dispositif est toutefois plus
restreint puisque contrairement au précédent, il est réservé
aux dons de sommes d’argent affectés soit à la souscription
au capital initial d’une PME, soit à l’acquisition de biens affectés
à l’exploitation d’une entreprise individuelle (création
ou reprise).
Il convient en outre que :
- les sommes soient utilisées avant la fin de la 2ème
année suivant la date du don ;
- que le bénéficiaire exerce son activité professionnelle
principale dans l’entreprise pendant les 5 années suivant le remploi
des sommes données.
Exonération partielle de droits de
donation et de succession sur les entreprises
On rappelle que sous certaines conditions, les successions et donations
d’entreprises bénéficient d’une exonération partielle
de droit de mutation à titre gratuit (les conditions tiennent notamment
à la conservation des biens ou des parts transmis pendant un certain
délai).
La loi PME a assouplit le dispositif :
- d’une part, en portant le taux de l’exonération de 50 % à
75 % ;
- d’autre part en étendant le régime de faveur aux donations
avec réserve d’usufruit.
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3 - AUTRES MESURES CONCERNANT LES
ENTREPRISES |
Obligation de paiement par chèque
La loi a modifié le seuil de paiement obligatoire par chèque
applicable aux commerçants.
Désormais, depuis le 4 août, date d’entrée en vigueur
du texte, les commerçants doivent obligatoirement payer par chèque
barré, virement ou carte de paiement les règlements excédant
1100 euros (au lieu de 750 € précédemment) ayant pour objet
le paiement de loyers, transports, services, fournitures et travaux ; acquisition
d’immeubles ou d’objets mobiliers ; transactions sur les animaux vivants
ou sur les produits de l’abattage ; paiement des produits de titres nominatifs
et des primes ou cotisations d’assurance (article L.112-6 du code monétaire
et financier).
On rappelle par ailleurs que le paiement des salaires doit également
être fait par chèque barré, virement ou carte dès
lors que le montant dépasse 1500 euros (seuil inchangé).
La sanction de cette obligation est une amende fiscale d’un montant maximum
de 5 % des sommes indûment réglées en numéraire.
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4 - CREDIT D’IMPOT EN FAVEUR DES
SALARIES DES CHR |
Crédit d’impôt pour l’emploi
des jeunes dans un métier rencontrant des difficultés de
recrutement
L’ordonnance du 2 août 2005 sur l’emploi institue un crédit
d’impôt pour les jeunes de moins de 26 ans qui prennent un emploi
salarié (au moins 6 mois) dans un métier qui connaît
des difficultés de recrutement. Un décret et un arrêté
du 2 août 2005 ont été pris pour son application. La
liste des métiers éligibles a été fixée
dans l’arrêté du 2 août 2005.
Dans le secteur de l’hôtellerie
- restauration, les métiers concernés sont :
- les cuisiniers,
- les employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie.
Dispositif visant à inciter les jeunes à travailler dans
ces métiers. L’incitation, donnée par le fisc (et non pas
par l’entreprise qui embauche), est intéressante puisque ces jeunes
bénéficient d’un crédit d’impôt allant jusqu’à
1000 euros, qui peut soit leur être versé directement par les
services fiscaux, soit être utilisé l’année suivante
pour le paiement de leur impôt sur le revenu.
Conditions
- le jeune doit être âgé de moins de 26 ans à
la date à laquelle débute l’activité ; il doit être
fiscalement domicilié en France.
- l’activité salariée doit avoir commencé entre
le 1er juillet 2005 et le 31 décembre 2007 et être
exercée pendant une durée au moins égale à 6
mois consécutifs ; en cas de changement d’employeur au cours de cette
période, on tient compte des différentes périodes successives.
- les revenus procurés par cette activité (salaires imposables)
doivent être au minimum égaux à 2 970 € et au plus
égaux à 12 060 € pour la période de 6 mois considérée.
- l’ensemble des revenus du foyer fiscal (revenus de l’activité
salariée visée + autres revenus) ne doit pas excéder
20 000 € pour les personnes seules et 40 000 € pour les couples mariés
ou liés par un Pacs (ces limites peuvent varier selon que le jeune
est imposable à titre personnel ou est rattaché au foyer
fiscal de ses parents, par exemple, et selon qu’il a des personnes à
charges etc)..
Montant du crédit d’impôt
Le montant du crédit
d’impôt est de 1000 € mais il peut être
inférieur si ses salaires dépassent 10 060 € pour les 6 mois.
- Si les revenus de l’activité salarié concernée
afférant à la période de 6 mois (montant imposable)
sont inférieurs à 2970 €: pas de crédit d’impôt
- Si ces revenus sont compris entre 2 970 € et 10 060 € : crédit
d’impôt de 1000 €,
- Si ces revenus sont compris entre 10 060 € et 12 060 € :
le crédit d’impôt est égal à 50 % de la différence
entre 12 060 € et le montant de ces revenus, sachant que le crédit
d’impôt ne peut être inférieur à 25 € par bénéficiaire.
- Si ces revenus sont supérieurs à 12 060 €
: pas de crédit d’impôt.
Le crédit d’impôt n’est accordé qu’une seule fois par
bénéficiaire au titre de la
période qui a débuté entre le 1er juillet
2005 et le 31 décembre 2007.
Le bénéficiaire peut soit utiliser ce crédit d’impôt
pour le paiement de ses impôts futurs, en bénéficiant
du paiement de l’excédent si le montant de son impôt est inférieur,
soit demander son versement par anticipation.
- imputation sur l’impôt sur le revenu : On doit prendre
en considération les revenus de l’année au cours de laquelle
s’achève la période de 6 mois. Le crédit d’impôt
s’imputera sur l’impôt dû au titre des revenus de cette année
là.
Ainsi, pour un salarié embauché le 1er juillet
2005, la période de 6 mois se terminant le 31 décembre 2005,
il bénéficiera de son crédit d’impôt pour le
paiement de l’impôt du au titre des revenus 2005, lesquels ne seront
déclarés et payés qu’en 2006.
Si l’embauche a eu lieu après le 1er juillet (par ex
le 2 juillet), la période de 6 mois d’activité se terminant
en 2006, le crédit d’impôt ne sera utilisable qu’en 2007 (revenus
de 2006 déclarés en 2007).
Si le montant du crédit
d’impôt est supérieur à celui de l’impôt dû, l’excédent est restitué (ce qui permet aux jeunes
d’en bénéficier même s’ils ne sont pas imposables).
- versement par anticipation :
Pour bénéficier des sommes en question sans attendre cette
période de décalage, le bénéficiaire peut demander au centre des impôts,
dans les 2 mois suivant la fin de la période de 6 mois, le versement
anticipé de la somme correspondante à
son crédit d’impôt. Ce versement sera effectué par virement
sur son compte.
Si par la suite, il est constaté que le montant des revenus de
son foyer fiscal excède les limites prévues (20 000 € pour
les célibataires et 40 000 € pour les couples), un remboursement lui
sera demandé.
Obligations des employeurs
Les personnes qui emploient des salariés remplissant les conditions
pour bénéficier du crédit d’impôt délivrent,
dans les 15 jours de la demande formulée par chaque salarié
concerné, une attestation comportant les renseignements suivants
:
- L’identité et l’adresse du salarié et de l’employeur
;
- La date de conclusion du contrat de travail ;
- La nature du métier exercé et code au répertoire
des métiers ;
- La durée d’activité dans l’entreprise à la date
d’établissement de l’attestation ;
- Les revenus correspondant aux 6 premiers
mois d’activité dans l’entreprise pour leur montant à déclarer
au titre de l’impôt sur le revenu par le bénéficiaire
du crédit d’impôt.
Lorsque l’activité est exercée auprès de plusieurs
employeurs pour des périodes successives inférieures à
6 mois, chacun d’eux délivre l’attestation pour la période
concernée et les revenus y afférents.
L’attestation est datée et signée par une personne habilitée
à représenter l’entreprise.
Attention : la délivrance irrégulière
par l’employeur d’attestations permettant à un contribuable d’obtenir
le crédit d’impôt entraîne l’application d’une amende
égale à 25 % des sommes indûment mentionnées
sur ces documents.
Le bénéficiaire devra conserver l’attestation remise par
son ou ses employeurs jusqu’à la fin de la 3ème
année suivante.